• Exposition ART-FRICA

    Le 3 juin 2017

  • Concept

    Exposition pluri-médium qui marie à la fois vidéo, peinture, musique et découvertes culinaires.

    La genèse

    Et nos objectifs

    Le Projet ARTFRIKA part du constat qu’une génération de jeunes artistes issus de l’immigration, ou non, travaillent sur le thème de l’Afrique à travers différents médiums.

    Or, ces énergies sont en recherche d’un espace et de soutien pour mener à bien des projets d’expositions.

    C’est sur ce volet de la curation multi-mediums que nous intervenons, l’espace d’une soirée, dans un lieu à chaque fois différent, afin de faire voyager le visiteurs.

     

    Nos objectifs sont les suivants :

    •  Promouvoir la diversité culturelle africaine
    • Valoriser le travail de jeunes artistes ayant pour objet de recherche l’Afrique
    • Faire rencontrer le public et les artistes autour d’un intérêt commun : la culture africaine

    Exploration des sens

    Pourquoi notre exposition est unique

    Une expérience totale : visuelle, auditive, olfactive, sensorielle.

     

    Notre exposition "à travers les 5 sens" proposera donc :

    • Un voyage visuel 
    • Un interlude musical
    • Une dégustation
    • Une stimulation olfactive (parfums, encens, épices...)

     

    Je veux y aller !

    Quand ?

    Rendez-vous le 3 juin 2017.

    Le lieu sera communiqué ultérieurement

     

  • Equipe

    Notre équipe est composée de 5 étudiants africophiles

    Walid Bekhti

    Master 1, Affaires publiques

    L'artiste de la bande, c'est le genre de type qui connaît toujours quelqu'un qui connaît quelqu'un. Fou de cinéma et d'art plastique, son expérience dans la curature et son bagout sont immensément précieuses. Il s'est occupé de dénicher les perles artistiques qui forment la partie "visuelle" de l'exposition Art-Frica.

     

    Fatima Khaloui

    M2, Droit international des affaires

    Je me sens orient et occident, Afrique et Europe. La dualité de l'identité, pour moi, c'est une richesse infinie, une merveilleuse opportunité de comprendre deux mondes, deux univers qui, au fond, ne sont pas bien différents. S'intéresser à ce qui nous rapproche, ce qui nous unit, c'est pour moi ce qui fait la beauté d'une identité plurielle ! Dès lors, m'engager dans ce projet me semblait naturel. L'Afrique est diverse, et pourtant comme l'Europe, elle est "Unie dans la diversité". La beauté des rythmes et couleurs d'Afrique sont pour moi une source d'énergie considérable.

    En rencontrant les membres de l'équipe, nous avons rapidement fait le même constat : nous avons tous une origine Africaine, et pourtant mon Afrique est différente de celle de Walid, de Sarah, de Sitti ou de Fatoumata. Nos échanges et la curiosité de la découverte de l'autre, de sa culture africaine et de sa connaissance de l'Afrique nous a fait dire que ce que nous apprenons des autres membres de l'équipe, nous pourrions le partager avec plusieurs autres personnes !

    L'idée de l'exposition ArtFrica se veut donc avant tout un moment de partage, de découverte et de convivialité. Faisons un bout de chemin ensemble, partageons une expérience. Elle vous marquera peut être à jamais ou ne représentera qu'un instant dans votre vie, elle changera peut être votre regard sur la culture et les cultures, mais ce dont nous sommes sûrs, c'est que cette exposition ne vous laissera pas indifférent ...

    Sarah-Noëlle Madani

    Master 1, Affaires publiques

    A la maison, on n’a jamais parlé arabe.

    Mes parents reconnaissent aujourd’hui qu’ils « auraient peut-être dû ». Ma mère m’avait inscrite à des cours d’arabe littéraire, pour que je « sache comprendre et parler avec la famille en Algérie » quand on y allait … A savoir tous les trois ans environ. Mais les cours étaient le dimanche après-midi. Honnêtement, à 10 ans, elles me gonflaient, ces heures passées en classe qui écourtaient le week-end.

    Cela ne veut pas dire non plus que la culture algérienne ait été absente de mon enfance. Ma mère mettait ses cassettes de chanteurs kabyles à fond sur le poste radio, les murs de l’appartement étaient décorés de tableaux faits à partir de sable, représentant des touaregs dans le Sahara. Quand elle s’énervait, la langue algérienne refaisait son apparition.

    Je ne me souviens plus à quel moment j’ai commencé sérieusement à m’intéresser aux questions d’identités, d’altérités, de racines. Probablement quand, débarquant d’un lycée de banlieue dans une prestigieuse classe préparatoire, les personnes que je rencontrais ont commencé à me demander « tu es de quelle origine ? ». Peut-être parce que mon prénom composé, dont une partie « fait » très français, suscitait le doute : « elle n’a pas une tête à s’appeler comme ça ». Peut-être aussi parce que j’ai commencé à étudier la littérature anglaise et dévoré des romans d’auteurs afro-américains. Puis de la littérature postcoloniale. Puis Jeune Afrique, chaque semaine. Je commençais à m’intéresser aussi à l’apartheid sud-africain, au panafricanisme, à ce qu’il se passait au Gabon, en Côte d’Ivoire. J’ai fait un stage dans un cabinet qui fait rencontrer des entreprises françaises et africaines et propose des idées de politiques publiques à des pays d’Afrique francophone.

    Quand j’ai rencontré les futurs membres de l’équipe "Afrique à travers les 5 sens" (un autre algérien, une marocaine, une comorienne et une guinéenne), on a rigolé : « c’est Africa United ici ». On s’est dit que ce serait marrant de faire, comme projet, un dîner qui mêlerait un peu des plats de nos pays d’origine. Et puis on s’est rappelé les mots de Nicolas Sarkozy en 2007, à Dakar. « L’homme africain n’est pas rentré dans l’histoire ». Non, un dîner ne serait pas suffisant. Il faut de l’art, de la musique. Il faut montrer la diversité des cultures d’Afrique. J’espère qu’Art-Frica saura le faire.

    Sitti Ahmed Abdallah

    BTS commerce international

    L’Afrique est un continent vaste, qui suscite beaucoup de curiosité mais qui malheureusement est souvent mal connu.

    Mon pays étant une ancienne colonie française et la langue officielle étant le français, je pensais ne pas avoir de mal à m’adapter arrivant en France à l’âge de 16ans.

    Cela n’a pas été le cas car malgré l’insertion scolaire qui a été rapide, du côté social ça l’était moins. Je me suis rendu compte qu’il y avait une forte distance au niveau des mœurs et des habitudes entre les français et moi (ce qui est en quelque sorte normal mais qui m’a quand même choquée).

    Mes camarades de classe ont directement cherché à savoir de quelle origine j’étais, je leur ai demandé de deviner pour voir ce qu’ils allaient dire (C’est plus drôle !). Ils m’ont sorti tous les noms des pays d’Afrique mais aucun n’a pas trouvé d’où je venais. Cela était un peu normal car ils ont oublié toutes les îles faisant parti de l’Afrique ! En leur disant que je venais d’un archipel qui s’appelle les Comores, qui se trouve entre Madagascar et le continent africain ils ont tous eu la même réaction : « Ah tu viens d’une île ! Mais c’est super !... Tu allais à la plage tous les jours ?... Tu avais internet chez toi ?... Il fait beau tous les jours ?... » J’ai répondu en leur expliquant que non j’allais à l’école et non à la plage tous les jours, non il ne fait pas tous les jours beau il pleut souvent, oui j’avais internet et même la télé et le câble avec les chaines françaises ! J

    Le fait que mes amis ne connaissent pas les Comores n’était pas ce qui me choquait le plus, sachant que sur certaines cartes les Comores ne figurent pas. Ce qui m’a le plus choquée c’est le fait qu’ils se sont tous imaginé que je vivais sur une île déserte comme dans Robinson Crusoé.

    Je me suis rendu compte par la suite qu’il y avait ici beaucoup de préjugés et stéréotypes sur l’Afrique. En classe par exemple, dès que ça parlait de l’Afrique tout le monde se retournait vers moi pour connaitre mon avis mais je ne pouvais pas me prononcer car je suis africaine mais je ne connais pas la culture de chaque pays africain, car oui l’Afrique a plusieurs cultures… Même si pour eux « c’était pareil ». De plus ma culture se distingue beaucoup des cultures des pays qui sont dans le continent même. Etant une île, la culture des Comores est un mélange de plusieurs cultures telles que les cultures Bantous et Arabe.

    J’ai donc cherché à savoir si cela était personnel ou que ce sont les médias et le système scolaire qui créent ces préjugés en présentant mal l’Afrique.

    L’exposition « Découvrir l’Afrique à travers les cinq sens » va me permettre de faire connaître l’Afrique de mon point de vue, en particulier mon pays Les Comores, faire tomber les préjugés et éventuellement avoir une réponse à mes questions.

     

    Fatoumata Diaby

    Licence 2, Droit

    En mettant un pied chez moi, j’étais en Guinée.

    Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours été bercée par la culture guinéenne.

    A la maison, ça parlait le Diakhanké, surtout pas le français.. l’école suffisait et puis il ne fallait pas qu’on oublie d’ou l’on venait. Pendant longtemps c’était cool de pouvoir se vanter à l’école de parler couramment une autre langue et d’avoir une sorte de double identité, mais j’ai vite cultivé l’idée selon laquelle l’Afrique se restreignait à la Guinée Conakry ou alors que toute l’Afrique lui ressemblait ou encore que le Maghreb s’était retrouvé là… par pur hasard. Les « arabes », africains? Jamais ! Pensais-je. Je n’avais par conséquent rien à apprendre de mes camarades d’origines congolaise et gabonaise puisque je savais déjà tout.

    Et puis en cour d’histoire, j’apprends ce que fut l’esclavage des noirs, et je me souviens qu’en Guinée j’avais entendu un vieux du village nous dire en parlant de la communauté Diakhanké de Touba: « Vous pouvez être fiers, car vos ancêtre n’ont jamais été esclaves ». Je ne comprenais plus rien et j’ai alors commencé à entreprendre mes propres recherches sur mes ancêtres et puis sur l’esclavage en Afrique de l’ouest et du centre. Je me rend alors compte de l’immensité du continent et de la variété de ses peuples, de ses histoires et de ses cultures. Depuis, je me nourris de toutes ces diversités qui font des pays d’Afrique ce qu’ils sont dans leur ressemblances et dissemblances.

    C’est naturellement que j’ai décidé d’intégrer ce projet afin qu’il me permette de redécouvrir et de faire redécouvrir cette Afrique non comme un seul ensemble vaste mais comme une multitude de trésors formant un tout. A travers les cinq sens nous vous proposerons de vous transporter dans une exposition hors du commun ou vous ne serez loin d'être de simples spectateurs..

  • Artistes

    Guilhem Murat: Cinéaste

    Shérif: peintre

    Zana Riazi: photographe

    Marwan Ersbah: Musicien

     

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    - à indemniser les artistes

    - à l'achat de matériel d'accrochage pour les peintures

    - à payer ce qui servira à concocter les plats africains

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